Bien-être au travail et ROI

Je fais partie de ceux qui considèrent que chaque petite chose compte; des massages au bureau, la participation au “Great Place To Work”, une conciergerie … Superficiel ? Saupoudrage ? Insuffisant ? Pas le rôle de l’employeur ? S’acheter une image ? On entend tout cela bien sûr, et chacun a le droit de penser ce qu’il veut, or n’est-ce pas les résultats sur les personnes qui comptent ?

Et si grâce à un massage, un collaborateur découvre ce que peut lui apporter la détente par le corps, faire une belle rencontre, et être amené à se questionner sur l’intérêt de prendre soin de lui, et bien cela vaut la peine. Et quand bien même cela représente juste une pause, un moment “out of the box”, où est le mal ? Au pire grâce à cette respiration, il se sera changé les idées, et abordera plus sereinement le reste de sa journée.

Certes, proposer des actions pour permettre aux salariés de mieux travailler, de pouvoir prendre du recul sur les situations, de progresser dans leur management, de développer les softs skills, de donner du sens à leur travail, de mieux communiquer, de réfléchir à comment améliorer leurs conditions, c’est certainement mieux, plus performant, mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, et il ne faut pas oublier d’où nous venons.

L’entreprise est un système qui avance à son rythme, en fonction de sa culture, son histoire, de ses contraintes et de ses “hommes”. L’essentiel est de noter les intentions, voir les progrès, de commencer quelque chose. Alors oui, j’ai envie de reconnaitre et d’encourager les progrès dans ce sens, car les entreprises n’ont pas la responsabilité de rendre les collaborateurs heureux, mais celle de préserver, respecter, prendre soin des collaborateurs, et de leur offrir le meilleur pour qu’ils puissent donner le meilleur. Ce capital humain est la principale ressource pour obtenir de la performance. Les entreprises libérées l’ont bien compris.

Bravo à toutes les initiatives quelles qu’elles soient, car elles montrent que les prises de conscience sont là, elles ouvrent la voie, permettent de faire du « test and learn » sur un aspect qui, comme toute action est mesurable, en prenant le soin de savoir pourquoi on fait les choses, quels objectifs on a, ce que l’on veut mesurer. Nos consultants en accompagnement du changement et QVT peuvent vous accompagner dans ce travail, qui mérite de passer du temps à se poser les bonnes questions pour élaborer une stratégie efficace et porteuse de sens.

La semaine de 4 jours, solution contre le dérèglement climatique ?

Réduire le temps de travail peut-il améliorer notre bilan carbone ? Ne riez pas – c’est très sérieux. Cette leçon d’écologie couplée à un nouveau modèle managérial nous vient du Royaume-Uni. À partager sans modération à votre patron.

On lui prête des vertus miraculeuses. La semaine de 4 jours, loin de pénaliser la productivité des entreprises, permettrait une meilleure organisation, moins de stress et plus d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

C’est en tout cas ce que vantent les gourous du travail américains.

De ce côté-ci de l’Atlantique, nos voisins britanniques ont trouvé un autre argument à ce mode de travail aux horaires allégés : la lutte contre le dérèglement climatique.

Repenser le temps de travail pour repenser les politiques énergétiques

« Les indices prouvant qu’une semaine de travail plus courte peut aider à réduire la pollution de l’air et notre empreinte carbone sont nombreux. » Cette affirmation nous vient d’Autonomy, un think tank indépendant du Royaume-Uni. Sa mission : réfléchir au futur du travail. RH, technologie, égalité, lieu de travail, salaire minimum… les pistes de réflexion sont nombreuses et diverses.

Dans son dernier rapport, l’entreprise relaie les travaux de Juliet Schor. Cette professeure de sociologie de l’Université de Boston en est persuadée : « des horaires réduits entraînent une directe baisse des émissions ». Pour elle, c’est clair : « il n’y a pas de meilleur moyen pour répondre aux nouvelles politiques énergétiques que de repenser le temps de travail. 

Le bilan carbone désastreux des horaires à rallonge

L’argument principal du rapport, c’est que travailler moins… laisse plus de temps pour changer son comportement

« Une semaine plus courte entraînerait une série d’améliorations pour l’environnement et aiderait le pays à transitionner vers une économie plus durable. Les gens auraient plus de temps pour s’engager dans des alternatives bas-carbone – marcher ou faire du vélo plutôt que conduire, cuisiner avec des ingrédients frais plutôt que réchauffer des plats surgelés au micro-ondes. Réduire le temps de transport et des trajets en voiture entraînerait une réduction de la pollution dans les villes. En parallèle, le temps passé en-dehors du bureau pourrait permettre aux individus de se détourner d’une consommation intensive pour privilégier des activités plus “soft” (…). Ça pourrait être l’occasion d’investir du temps pour soi et la communauté, plutôt que dans une consommation matérielle. »

Serions-nous plus écolos le week-end ?

Apparemment, oui. Quand on a le temps, on se dirige naturellement vers des activités moins énergivores et polluantes. On va au marché plutôt qu’au supermarché, on prend le temps de cuisiner plutôt que de réchauffer des plats préparés, on se promène plutôt que de se déplacer en voiture…

-16% sur les gaz à effet de serre

Une étude de David Rosnick et Mark Weisbrot estimait dès 2006 que si les États-Unis prenaient exemple sur l’Union Européenne en matière de temps de travail, leur consommation d’énergie baisserait de 20%. Et ils ne sont pas les seuls à faire le lien entre temps de travail et dégradation de l’environnement. Les chercheurs Jonas Nässen et Jörgen Larsson ont constaté qu’une baisse de 1% des horaires de travail pouvait entraîner une baisse de 0,8% des émissions des gaz à effet de serre. On vous fait le calcul : une journée de travail par semaine en moins pourrait donc entraîner une baisse de 16% des émissions de gaz à effet de serre.

Et nous, on fait quoi ?

Chez Ad’hoc communication, notre organisation en éco-système agile nous permet de limiter nos déplacements, et de concentrer nos temps de travail. Le télétravail est appliqué sans limite car notre fonctionnement est basé sur la confiance, la responsabilité, l’autonomie.

Nous privilégions les modes de déplacement en commun, le vélo ou la marche. Nous invitons chacun à prendre soin de sa santé, de son équilibre familial (on fait d’ailleurs des conférences pour prévenir le burn-out, donner des clés de réflexion).

Bien-sûr nous ne sommes pas parfaits et avons beaucoup de progrès à faire encore. Il ne s’agit ni de donner de leçon, ni d’imposer un modèle. Nous pensons que chaque individu, chaque structure, chaque organisation peut trouver son écologie propre.

Source : L’ADN avril 2019 – Mélanie Roosen

Burn-out, effet de mode ou maladie professionnelle ?

Qu’est-ce que le Burn-out ?

Parmi les nombreuses définitions du Burn-out ou «syndrome d’épuisement professionnel», Mars-Lab, cabinet spécialisé dans la prévention des risques sociaux et l’optimisation de la performance sociale, retient celle-ci : « Le Burn-out est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes».

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Entreprise libérée, une réponse au désengagement ?

Seulement 11% des salariés iraient au travail de bon cœur contre 61% uniquement intéressés par le salaire.

Quant aux 28% restants, ils seraient complètement désengagés*
11% des salariés sont donc “heureux” de se rendre au travail, et c’est bien peu lorsque l’on considère que nous passons à minima 35 heures de notre semaine sur notre lieu de travail.

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Sortir de la cour de récré en entreprise

L’analyse transactionnelle au service du management

La grille de lecture de l’analyse transactionnelle est d’une aide efficace dans la lecture des relations au sein de l’entreprise. Rien qu’en partant des 3 états du moi d’Eric Berne, il est possible de comprendre les mécanismes qui peuvent entraver un bon fonctionnement relationnel : le “parent normatif” ou “parents nourricier”, “l’adulte”, “l’enfant rebelle” ou “l’enfant soumis”.

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Le droit à la déconnection

Le droit à la déconnexion instauré dans le code du travail est effectif depuis janvier 2017

Avec les progrès du numérique, le travail évolue ainsi que les comportements. Ce qui est sûr c’est que si les entreprises ne sont pas vigilantes, les conséquences d’un usage sans limite des outils numériques peuvent être graves pour la santé des salariés et par répercussion pour les entreprises.

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Le codéveloppement managérial

Le co-développement professionnel se pratique avec de petits groupes

De petits groupes de managers qui vont vivre une série de rencontres d’une demi-journée, avec un animateur, formé à la méthode, dans la durée sur plusieurs mois. L’animateur n’est pas là pour animer une formation ni pour faire des apports, mais pour faire découvrir la méthode et pour lancer le groupe dans une dynamique de progrès continu.

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