Une rentrée responsable au bureau

Trier, recycler

Pour limiter la consommation de papier, on imprime uniquement ce qui est nécessaire et si possible en recto-verso. Lorsque c’est pour l’interne, on privilégie le recyclage de papier imprimé d’un côté comme brouillon. La numérisation des archives est également une piste qui peut s’avérer intéressante. Dans la thématique de l’imprimante, penser à recycler les cartouches d’encre. Pour les déchets, organiser les poubelles afin de trier ce qui est recyclable (la poubelle jaune, les cartouches d’encres, le verre, les déchets toxiques et la poubelle ménagère)

Limiter le nombre de mails

Privilégier de grouper différents sujets en un mail, avec un titre précisant l’étendue des sujets et une mise en page claire de chaque sujet. Car même si internet n’utilise pas le papier, il mobilise des centrales électriques énormes qui polluent notre planète.

Eteindre les lumières, les ordinateurs, le wifi

Une bonne habitue à avoir autant chez soi qu’au bureau. Les lumières allumées et les appareils en veille consomment de l’énergie, alors quand on quitte les lieux, autant les éteindre. Cela concerne ordinateurs, imprimantes, micro-ondes, cafetières, sans oublier les chargeurs qui, même non utilisés, continuent à consommer s’ils sont branchés ! Pour le wifi, pensons à la nocivité des ondes sur nos organismes et ceux des enfants, et coupons le pendant la nuit.

Limiter les « jetables »

Exit les lingettes et les rouleaux de papier jetable (sauf pour les toilettes bien sûr, car on a pas trouvé mieux !) Pour les mains et la vaisselle, rien ne vaut torchons et serviettes, à condition de les laver régulièrement bien sûr… Idem pour les gobelets jetables qui peuvent être remplacés par des verres ou des tasses.

Penser aux produits d’entretien écologiques

Pas toujours facile de convaincre les fées du logis d’utiliser autre chose que les produits ancrés dans les habitudes de nos parents : eau de javel et autres détergents ultra polluants. Eviter aussi les désodorisants chimiques qui peuvent être cancérigènes. Privilégier les produits d’entretien écologiques aux senteurs naturelles et les huiles essentielles pour la qualité de l’air et les odeurs ; pour les produits d’entretien, c’est un peu plus cher, mais si c’est un souci, on peut penser au vinaigre, au bicarbonate de Sodium qui sont tout aussi efficaces et plus économiques.

Penser transports écolos

Essayer de laisser la voiture quand cela est possible, ou essayer de covoiturer. Aujourd’hui nous avons plusieurs alternatives possibles, notamment dans les grandes agglomérations : les transports en commun qui peuvent se coupler avec la trottinette pour un véritable gain de temps, le vélo, électrique ou pas, les Autolib, et les scooter électriques qui font leur arrivée à la location.

Avoir un moteur de recherche qui sert des causes

Par exemple Lilo, qui reverse ses bénéfices à des associations et permet de choisir à quel projet on souhaite contribuer.

Fumer responsable

Au delà du fait que fumer peut engendrer des problèmes de santé, la loi interdit de fumer dans les espaces publics, donc oblige à sortir fumer dehors (sauf si un espace fumeur est à disposition, mais il faut vraiment aimer se retrouver dans un cendrier géant !) Eviter de jeter ses mégots sur le trottoir est un acte responsable car un mégot met en moyenne 1 à 2 ans à disparaître… alors on peut être créatif si on n’a pas de cendrier extérieur : petite boite métallique, petit sachet ou même paquet de mouchoirs vide feront l’affaire en attendant la poubelle ménagère.

Alors en cette rentrée, faisons le plein de bonnes résolutions !

Communiquer responsable

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De plus en plus l’internaute, l’auditeur, le téléspectateur se montre critique vis à vis des messages commerciaux qu’il reçoit, qui polluent son espace.

Un rejet des publicités sur le web

Le pourcentage de personnes bloquant les publicités en ligne est en forte progression en France : en 2016, il est passé de 30% à 36% des internautes en seulement 10 mois, soit une hausse de 20 %. Ce chiffre est dévoilé par le bureau français de l’Interactive Advertising Bureau (IAB).

L’IAB France revient sur ce sujet avec une nouvelle étude réalisée en partenariat avec Ipsos (30 000 personnes interrogées et 11 000 répondants retenus). Cette progression concerne tout le monde : si ce phénomène est plus ancré chez les jeunes, ce sont désormais les personnes les plus âgées qui ont le plus recours à ces logiciels. La majorité des personnes interrogées (88%) se disent dérangées ou inquiètes du fait que leurs données personnelles soient récupérées et utilisées par des tiers. 78% déclarent que « l’essentiel c’est que cela soit bien encadré sur le plan légal ».

Pour communiquer responsable, il s’agit avant tout de prendre en considération le consommateur, de le respecter, et cela peut commencer par mieux appréhender ses comportements.

– Par exemple, s’inspirer des publications de l’organisation Coalition for Betters Ads (l’association mondiale fondée par 18 membres, dont les grandes associations (IAB Europe et Etats-Unis, American Association of Advertising Agencies) et les grands acteurs de l’industrie digitale (Google, Facebook). Son Objectif est de lutter contre l’essor de l’ad-blocking, qui met en danger l’économie numérique, et édicter de nouveaux standards pour la publicité digitale. En 2017 elle a publié les résultats de son enquête (25 000 internautes interrogés) sur les formats publicitaires les plus détestés des internautes, dans le but d’informer les annonceurs et les éditeurs de sites pour qu’ils délaissent les formats intrusifs au profit de publicités mieux acceptées.

Sur mobile, les formats publicitaires jugés les plus intrusifs par les internautes sont :

  • les pop-up,
  • les interstitiels à visionner avant d’accéder au contenu,
  • les publicités qui mobilisent plus de 30% de l’écran mobile,
  • les publicités qui clignotent,
  • les publicités vidéo en autoplay avec le son activé,
  • les publicités qui incluent un compte à rebours avant de pouvoir être fermées,
  • les publicités en plein écran visibles lors du scroll
  • et les sticky ads trop hautes.

– Se rapprocher de l’IAB, (Interactive Advertising Bureau), une association créée en 1998 dont la mission est triple : structurer le marché de la communication sur Internet, favoriser son usage et optimiser son efficacité. Elle publie des recommandations pour aider les annonceurs et agences dans les démarches sur le digital.
En savoir plus sur https://www.iabfrance.com/iab-france/

Autres bons réflexes :

Ne pas oublier que le téléspectateur, l’auditeur, l’internaute est un être humain, et qu’il reçoit les messages publicitaires de manière plus ou moins subie, plus ou moins ciblée selon le média

– Avoir les bons réflexes en création, contenu des messages, pour le média-planning, mais également dans les critères de paramétrages des campagnes, notamment digitales, afin de veiller à ne pas trop délivrer le même message sur les mêmes personnes, dans des contextes inappropriés, au risque de générer du rejet et que cela rejaillisse sur la marque.

– Prévoir une création adaptée et spécifique selon le média, le support ; par exemple éviter de diffuser un spot TV en « copié-collé » sur le web ; prévoir un format adapté aux différents types d’écrans, comme par exemple pour les smartphones, des vidéos courtes (pour limiter la consommation d’énergie) avec du sous-titrage (pour vivre sans son), dans un format « carré » (permettant la lecture à la verticale). Le making-off,  ou les films déclinés sous différents angles anticipés en amont en termes d’usage, permettent  d’optimiser une création.

– Sur le digital il est recommandé d’avoir des formats ciblés, que l’internaute peut skipper, et qui ne s’ouvrent pas au milieu de la page consultée (ce qui renforce les ad-blockers, qui à juste titre rejettent des pubs sur internet jugées trop intrusives).

– La data ne doit pas tuer la création, mais être à son service

  • Logique de différenciation des messages selon les cibles, les écrans
  • Logique de séquençage dans le temps (adresser une seconde création à ceux qui ont vu la 1ère, un 2nd message à ceux qui ont clické…)
  • Utiliser la possibilité de réadaptation des créations en cours de campagne (programatique notamment)
  • Privilégier le lien avec le contenu des pages consultées
  • Prévoir des formats skippables
  • Prévoir du caping
  • Etre vigilent dans les stratégies de retargetting

– Enfin, utiliser avec loyauté les données privées dans les démarches  marketing et commerciales.

Ad’hoc communication est sensible à proposer des campagnes responsables pour ses clients, et conseille ses clients en ce sens, pour le bénéfice des marques comme des consommateurs.

 

La charte des engagements des annonceurs pour une communication responsable

Partage de signaux positifs en cette fin d’année 2015

Charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable : 8e anniversaire : bilan 2015, actions 2016 et chantiers à venir

 “Promouvoir une communication responsable” est l’une des trois missions de l’Union des annonceurs, qui a ouvert le chantier “Développement durable et communication” fin 2001.

La Charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable de l’Union des annonceurs (UDA) a fêté son 8e anniversaire le 15 décembre 2015 sur le thème “La communication responsable, territoire d’innovation et de reconnexion avec les consommateurs“. L’occasion de rappeler, à travers des exemples concrets, qu’une communication responsable doit répondre aux attentes de consommateurs devenus méfiants : être plus transparente, accompagner à l’usage et se réinventer. Pour apporter des preuves, les entreprises ouvrent leurs portes, utilisent des formats interactifs et s’associent avec des experts pour sensibiliser avec pédagogie…

Les 5 engagements
1 – Bâtir un code de communication responsable et y inscrire l’ensemble de ses prises de parole
2 – Inciter les publics auxquels on s’adresse à des comportements responsables
3 – Utiliser avec respect les informations relatives à la vie privée de ses collaborateurs et clients dans ses actions de marketing et communication
4 – Engager un process permettant de valider les communications avant leur diffusion
5 – Intégrer les impacts environnementaux et sociaux dans les critères de choix des supports de communication

Les signataires
Accor, Auchan, AXA France, Bacardi-Martini, Bayer CropScience, Beiersdorf, Bel, Bic, Carglass, Carrefour, Clarins, CNP Assurances, Coca-Cola France et Coca-Cola Entreprise, Danone Eaux, Danone Produits frais, Eco-Emballages, EDF, Elior, Expanscience, FDJ, Ferrero, Fleury Michon, Henkel, Kellogg’s, L’Oréal, Lesieur, Mars, Michelin, Mondelez International, Nestlé, Orange, Orangina Schweppes, Pernod Ricard, PMU, Groupe La Poste, Primagaz, Procter & Gamble, PSA Peugeot Citroën, RATP, Rémy Cointreau, Renault, Sanofi, SFR, SNCF, Terres de communication, Total, 3M, Unilever, Yves Rocher.

EDF et Fleury Michon ayant rejoint la Charte en 2015, celle-ci compte désormais 50 groupes ou entreprises signataires, qui ont une nouvelle fois publié un reporting pour partager les actions qu’ils ont mises en place sur chacun des engagements.

Tout au long de l’année, l’UDA – en collaboration avec Ethicity – accompagne les signataires dans leur mise en œuvre de la Charte.
Le 15 décembre 2015, l’UDA a rendu public le bilan des actions réalisées par les signataires à fin 2015 et leurs plans d’actions 2016.

A l’occasion du 8ème anniversaire de «La charte des engagements des annonceurs pour une communication responsable», l’UDA dresse le bilan 2015.

Cinq tendances majeures sont à noter :
– Un ancrage de la communication responsable dans la stratégie : la majeure partie des actions recensées sont désormais permanentes ou récurrentes.
– Une réouverture aux parties prenantes externes : la sensibilisation des prestataires de communication sur ces sujets est repartie à la hausse après une baisse l’année passée.
– Des actions spécifiques au niveau des marques : plusieurs signataires ont mis en place des codes de communication responsable spécifiques pour leurs marques. La quasi-totalité (93%) initie par ailleurs, à travers les marques, des actions de sensibilisation à un usage responsable des produits.
– Une forte attention portée aux enjeux du digital : 34% des signataires mettent en oeuvre des codes ou des formations spécifiques aux médias sociaux. L’utilisation des données personnelles est également au coeur des préoccupations.
– Un recours croissant à des prestataires issus de l’économie sociale et solidaire.
L’UDA a dressé ces tendances à partir des reportings publiés par les 50 groupes ou entreprises signataires qui ont partagé les actions qu’ils ont mises en place sur chacun des engagements de la charte.
Concernant les chantiers 2015-2016, une check-list «marketeurs» a été conçue pour aider les équipes marketing à intégrer les enjeux de communication responsable. L’amélioration de l’outil d’autoévaluation des entreprises en matière de pratiques de communication responsable et une réflexion approfondie et opérationnelle sur un allégement et une simplification du reporting des signataires seront les deux chantiers principaux de l’UDA en 2016. Par ailleurs, l’association poursuit son partenariat avec la plateforme reussir-avec-un-marketing-responsable.org.

le 16/12/15 – Union des annonceurs

Les nouveaux modèles de communication basés sur la confiance

La confiance est le moteur de toute économie. A contrario la méfiance épuise le chef d’entreprise, le consommateur, le citoyen…Or notre société est en panne de confiance avec 72% des consommateurs qui se soucient du manque de leaders de confiance dans le monde (The New Consumer and the Sharing Economy – étude réalisée dans 29 pays – 10 000 interviwés).

Cependant le village Internet lui, invente chaque jour de nouvelles façons de se faire confiance, de collaborer, de partager et de faire du commerce. Les nouvelles marques issues de l’économie collaborative n’ont aucun mal à nouer un nouveau style de confiance. Ainsi 75% des nouveaux consommateurs pensent que l’on consommerait mieux si l’on partageait plus. Dans les motivations de la “sharing economy” se mélangent des considérations de pouvoir d’achat, de plaisir à entrer en relation, de responsabilité sociale et environnementale.

Tous les domaines de l’économie sont impactés : l’automobile avec Blablacar et Ouicar, l’immobilier avec Bureaux à partager, le parking avec Parkadom ou Prends ma place, les vêtements ou autres objets avec Leboncoin, Ebay, l’alimentation avec Cookening ou Voulez vous dîner… etc . Ces marques ont quelque chose d’informel et de smart, qui correspond à la volonté des consommateurs de ne plus tout attendre d’une autorité ou de marques qui pensent à leur place.

Le concept de plateforme est central ; il ne dit rien mais joue le rôle d’incubateur et de confiance.

Source : “Les nouvelles marques de confiance, par Denis Gancel, enseignant à Sciences Po Paris, président de W, coauteur d’Ecce Logo – pour Stratégies”

Cette nouvelle tendance, qui met le consommateur au coeur de la communication, est une des clés de réussite pour les marques de demain. Elles devront s’appliquer à elles mêmes la transversalité et le collaboratif.

Devenir plus transparent, plus conscient des responsabilités personnelles et collectives de l’entreprise, un enjeu de taille pour inventer d’autres modèles pour sortir de la spirale de la croissance exponentielle dont la seule finalité est “toujours plus d’argent”, qui pousse l’humanité hors de son chemin. Certains y sont déjà parvenus, avec des modèles vertueux:

http://boutique.arte.tv/f9954-sacree_croissance