La RSE ? Les gens trouvent ça cool… surtout pour se donner une bonne image

La RSE, on en parle, mais on ne sait pas toujours ce que c’est. Et plutôt que prendre de vrais engagements, certaines boîtes y voient surtout un bon moyen de redorer leur blason. La RSE, il y a ceux qui la font… Ceux qui en parlent sans savoir de quoi il s’agit… Et ceux pour qui c’est clairement un moyen de se faire mousser. Les résultats de la dernière étude menée par IPSOS et OPENMIND KFE sur la Responsabilité Sociale des Entreprises sont sans équivoque : il y a encore beaucoup de taff.

La RSE, c’est cool. Mais c’est quoi ?

Globalement, tout le monde a pigé que la RSE, c’était quelque chose de positif. On ne sait pas très bien définir la notion (49% des personnes interrogées ignorent ce que c’est, et seules 12% affirment savoir précisément de quoi il s’agit), mais on l’associe quand même à des valeurs sociales et environnementales (76%). C’est déjà ça… mais il manque, en général, la dimension ressources humaines. Alors que la RSE est, « par essence une partie intégrante de la gestion du capital humain », comme le rappellent les équipes.

Cette ignorance est aussi due à l’organisation des entreprises autour du sujet. Selon le baromètre RSE Ekodev de novembre 2017, 48% des travailleurs et travailleuses ne savent pas qui est en charge de la RSE au sein même de leur société. Une statistique qui s’élève à 60% chez les non-managers ! Le baromètre rappelle par ailleurs que seuls 15% sont impliqués dans la stratégie RSE de leur boîte – dommage, quand on sait qu’ils sont 70% à vouloir l’être davantage.

Un bon moyen… de soigner sa réputation

Plus de trois quarts des personnes interrogées pensent que leur entreprise mène une politique RSE engagée… pour avoir une bonne réputation ! À la question de savoir ce qui motive les entreprises à s’activer sur les sujets, « améliorer son image » arrive en tête des résultats (55% des répondant·e·s), devant « être plus éthique » (46%) ou « inspirer la confiance » (33%).

Un sentiment qui tend à montrer que les considérations de notoriété sont prioritaires sur l’engagement des équipes ou la volonté de trouver de nouveaux modèles au service du bien commun. C’est d’ailleurs ce que confirme l’étude Earned Brand 2018 d’Elan Edelman : les entreprises sont conscientes que la RSE est un argument de com’ à privilégier aujourd’hui, dans la mesure où 58% des Français pensent qu’il est plus efficace pour une boîte de communiquer sur ses engagements que d’investir dans des campagnes de pub’.

Réinventer les modèles

En conclusion, il reste encore un peu de marge avant que les entreprises joignent (vraiment) les actes à la parole, mais plus forcément beaucoup de temps. L’entrepreneur et activiste de l’économie durable John Elkington est formel : les entreprises qui ne réinventeront pas leur modèle iront droit dans le mur. Pour lui, les dirigeants et dirigeantes d’entreprise subissent des pressions surtout dictées par les résultats financiers – plus que par l’urgence écologique. Mais qu’on se rassure : la finance va aussi dans le bon sens ! En 2018, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde a mis un bon coup de pression à ses clients : plus question de soutenir les marques qui ne s’engagent pas ! En plus, la nouvelle génération pense très différemment – il n’y a qu’à voir les actions menées par les lycéens et lycéennes sur le sujet – et pourrait bien changer la donne.

Méthodologie : Étude Ipsos pour OPENMIND KFÉ menée du 24 septembre au 12 octobre 2018 en ligne auprès de 870 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française.

Et nous on fait quoi ?

Chez Ad’hoc communication, nous avons la capacité à vous accompagner pour mettre en place une démarche qui intègre la considération de l’humain dans l’entreprise. Nous ne sommes pas un cabinet qui met en place des critères pour l’obtention d’un label, d’une certification; nous savons vous aider à vous poser les bonnes questions, à poser un diagnostic, à mettre en place une démarche et un plan avec des échéances réalistes, en partant de qui vous êtes pour atteindre des objectifs ajustés.

Contact : sandrine@adhoc-com.fr

Source : L’ADN, Mélanie Roosen

La semaine de 4 jours, solution contre le dérèglement climatique ?

Réduire le temps de travail peut-il améliorer notre bilan carbone ? Ne riez pas – c’est très sérieux. Cette leçon d’écologie couplée à un nouveau modèle managérial nous vient du Royaume-Uni. À partager sans modération à votre patron.

On lui prête des vertus miraculeuses. La semaine de 4 jours, loin de pénaliser la productivité des entreprises, permettrait une meilleure organisation, moins de stress et plus d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

C’est en tout cas ce que vantent les gourous du travail américains.

De ce côté-ci de l’Atlantique, nos voisins britanniques ont trouvé un autre argument à ce mode de travail aux horaires allégés : la lutte contre le dérèglement climatique.

Repenser le temps de travail pour repenser les politiques énergétiques

« Les indices prouvant qu’une semaine de travail plus courte peut aider à réduire la pollution de l’air et notre empreinte carbone sont nombreux. » Cette affirmation nous vient d’Autonomy, un think tank indépendant du Royaume-Uni. Sa mission : réfléchir au futur du travail. RH, technologie, égalité, lieu de travail, salaire minimum… les pistes de réflexion sont nombreuses et diverses.

Dans son dernier rapport, l’entreprise relaie les travaux de Juliet Schor. Cette professeure de sociologie de l’Université de Boston en est persuadée : « des horaires réduits entraînent une directe baisse des émissions ». Pour elle, c’est clair : « il n’y a pas de meilleur moyen pour répondre aux nouvelles politiques énergétiques que de repenser le temps de travail. 

Le bilan carbone désastreux des horaires à rallonge

L’argument principal du rapport, c’est que travailler moins… laisse plus de temps pour changer son comportement

« Une semaine plus courte entraînerait une série d’améliorations pour l’environnement et aiderait le pays à transitionner vers une économie plus durable. Les gens auraient plus de temps pour s’engager dans des alternatives bas-carbone – marcher ou faire du vélo plutôt que conduire, cuisiner avec des ingrédients frais plutôt que réchauffer des plats surgelés au micro-ondes. Réduire le temps de transport et des trajets en voiture entraînerait une réduction de la pollution dans les villes. En parallèle, le temps passé en-dehors du bureau pourrait permettre aux individus de se détourner d’une consommation intensive pour privilégier des activités plus “soft” (…). Ça pourrait être l’occasion d’investir du temps pour soi et la communauté, plutôt que dans une consommation matérielle. »

Serions-nous plus écolos le week-end ?

Apparemment, oui. Quand on a le temps, on se dirige naturellement vers des activités moins énergivores et polluantes. On va au marché plutôt qu’au supermarché, on prend le temps de cuisiner plutôt que de réchauffer des plats préparés, on se promène plutôt que de se déplacer en voiture…

-16% sur les gaz à effet de serre

Une étude de David Rosnick et Mark Weisbrot estimait dès 2006 que si les États-Unis prenaient exemple sur l’Union Européenne en matière de temps de travail, leur consommation d’énergie baisserait de 20%. Et ils ne sont pas les seuls à faire le lien entre temps de travail et dégradation de l’environnement. Les chercheurs Jonas Nässen et Jörgen Larsson ont constaté qu’une baisse de 1% des horaires de travail pouvait entraîner une baisse de 0,8% des émissions des gaz à effet de serre. On vous fait le calcul : une journée de travail par semaine en moins pourrait donc entraîner une baisse de 16% des émissions de gaz à effet de serre.

Et nous, on fait quoi ?

Chez Ad’hoc communication, notre organisation en éco-système agile nous permet de limiter nos déplacements, et de concentrer nos temps de travail. Le télétravail est appliqué sans limite car notre fonctionnement est basé sur la confiance, la responsabilité, l’autonomie.

Nous privilégions les modes de déplacement en commun, le vélo ou la marche. Nous invitons chacun à prendre soin de sa santé, de son équilibre familial (on fait d’ailleurs des conférences pour prévenir le burn-out, donner des clés de réflexion).

Bien-sûr nous ne sommes pas parfaits et avons beaucoup de progrès à faire encore. Il ne s’agit ni de donner de leçon, ni d’imposer un modèle. Nous pensons que chaque individu, chaque structure, chaque organisation peut trouver son écologie propre.

Source : L’ADN avril 2019 – Mélanie Roosen

Pour changer le système et construire un monde meilleur il faut commencer par soi-même

Une économie durable ne signifie pas grand chose si nous sommes toujours animés d’un désir de consommation incessante et embourbés dans le malheur et l’aliénation.

Par Navi Radjou

Navi Radjou est co-auteur de L’Innovation Frugale : Comment Faire Mieux Avec Moins et Donner Du Sens A L’Intelligence : Comment Les Leaders Eclairés Réconcilient Business Et Sagesse, tous deux publiés par Diateino. Il va auto-publier son prochain livre, La Société Consciente, en 2019.

La bioéconomieun système économique durable basé sur l’énergie propre et les produits naturels—vise à éliminer notre dépendance à l’égard des ressources fossiles limitées et à permettre une utilisation équitable des ressources biologiques renouvelables et des écosystèmes. La bioéconomie s’appuiera sur l’innovation frugale pour réinventer les systèmes agricoles et industriels, afin que nous puissions produire des aliments, des médicaments et d’autres produits plus sains pour plus de personnes ayant moins d’intrants et d’émissions de gaz à effet de serre.

La bioéconomie a un grand potentiel de croissance. Dans l’Union européenne, la bioéconomie emploie 18 millions de personnes (8,2% de la population active totale) et a généré 2,6 trillions de dollars de chiffre d’affaires en 2015. La bioéconomie indienne devrait passer de 42 milliards de dollars aujourd’hui à 100 milliards de dollars en 2025. Avec une croissance annuelle de 15% depuis 2011, la bioéconomie chinoise devrait valoir 1,5 trillions de dollars en 2022. La France vient d’annoncer un plan d’action 2018-2020 pour accélérer la transition à la bioéconomie.

Tout cela semble très prometteur.

Mais avant de transformer nos systèmes agricoles et industriels, nous devons nous transformer en tant qu’êtres humains. Pour préserver la nature, nous devons d’abord changer notre nature intérieure. Si nous construisons la bioéconomie avec le même état d’esprit qui a construit notre système économique existant—caractérisé par une production de masse gourmande en ressources et une consommation de masse individualiste—nous finirons par produire, consommer et faire les mauvaises choses plus vite, mieux, moins cher et plus “durablement”.

Considérez les scénarios suivants :

Pourquoi utiliser une voiture autonome construite avec des biomatériaux et alimentée par du biocarburant et rouler sur des autoroutes solaires pour se rendre au travail plus vite lorsque 87% des employés se sentent désengagés ou travaillent à mort (littéralement, comme le montre le professeur de Stanford Jeffrey Pfeffer dans son nouveau livre effrayant, Dying for a Paycheck) ?

La taille moyenne des maisons américaines a plus que doublé depuis les années 1950, tandis que la taille moyenne des familles a diminué de moitié au cours de la même période. Aller vivre dans une nouvelle maison imprimée en 3D avec des matériaux à base de bois et fonctionnant à l’énergie solaire pourrait être bénéfique pour l’environnement (à condition qu’il n’augmente pas davantage la consommation de ressources par habitant). Mais il ne combattra pas la solitude généralisée et l’isolement social en Amérique, où près de la moitié des adultes se sentent seuls aujourd’hui, un taux qui a plus que doublé depuis les années 1980.

Les maladies chroniques (cancer, maladies cardiaques, diabète) sont maintenant épidémiques dans les pays en voie de développement—représentant 53% des décès—en raison de modes de vie malsains. L’obésité tue maintenant trois fois plus de personnes que la malnutrition. Boire et manger des aliments transformés et des boissons sucrées soigneusement emballés et embouteillés dans du plastique biodégradable ne résoudra pas ce grave problème de santé.

Remplacer les matériaux toxiques—le nylon et le polyester—dans nos vêtements avec des biomatériaux ne nous aidera pas à surmonter notre addiction à la « fast fashion » (mode rapide et bon marché), qui amène les Américains à jeter 14 millions de tonnes de vêtements chaque année, une augmentation de 100% ces deux dernières décennies. De meilleures technologies de recyclage—promises par l’économie circulaire—ne résoudront pas cette dépendance: elles ne feront qu’empirer les choses.

Le professeur John Schramski, écologiste des systèmes à l’Université de Géorgie aux Etats-Unis, considère la Terre comme une batterie chargée une fois et stockant l’énergie chimique accumulée par notre planète pendant plus de 4,5 milliards d’années d’évolution. Avec une grande inquiétude, Schramski note: « Au cours des derniers siècles—le temps d’un clin d’œil dans l’histoire de l’évolution—la consommation énergétique de l’homme pour alimenter la montée de la civilisation et la société industrielle, technologique et informationnelle moderne a déchargé la batterie Terre-Espace. » Avec un tel épuisement rapide, la Terre se déplace irrévocablement à un état où il deviendrait inhospitalier pour l’humanité. Pour la survie de la nature—et notre propre survie en tant qu’espèce humaine—Schramski croit que nous devons changer nos modes de vie et ralentir.

La bioéconomie à elle seule ne peut pas protéger et préserver la nature à moins que nous tous—les producteurs affamés de croissance et les consommateurs voraces—ne maitrisons notre nature intérieure insatiable et sauvage. Nous ne pouvons pas poursuivre une croissance infinie dans une planète finie.

Pour transformer notre nature intérieure, il ne suffit pas de changer notre état d’esprit; nous devons changer notre conscience. Nous devons sortir de notre mode d’existence inconscient et devenir plus conscients de la façon dont nous produisons, consommons, travaillons, et vivons. Alors seulement, nous serons capables de construire collectivement ce que j’appelle une bioéconomie consciente.

Qu’est-ce que je veux dire par conscient? La tradition du yoga indien utilise les sept chakras—centres d’énergie situés dans notre corps subtil—pour décrire nos niveaux de conscience. Ces sept chakras et leurs énergies associées influencent et façonnent notre vision du monde, notre motivation et notre comportement d’une manière particulière.

Dans de nombreuses parties du monde, nous vivons dans des sociétés capitalistes qui favorisent la concurrence et prônent les vertus du consumérisme individualiste, qui est satisfait par une production de masse à forte intensité de ressources et fortement polluante. Dans ce contexte, nous opérons inconsciemment animés principalement par les énergies de nos trois chakras inférieurs—la peur (« je veux survivre »), le désir (« je veux plus ») et le pouvoir (« je veux tout »)—qui représentent la préservation de soi. Poussé par un sentiment perpétuel de rareté et d’insécurité, nous menons des vies insatisfaisantes auto-centrées façonnées par nos désirs plutôt que nos vrais besoins. 

Pour devenir conscients, nous devons débloquer nos quatre chakras supérieurs, afin que nous puissions puiser dans les énergies constructives de compassion, d’ingéniosité, de sagesse et d’unité (« je suis un(e) avec tout le monde et la nature ») pour transcender notre instinct de survie et les désirs égoïstes et co-créer avec les autres une bioéconomie inclusive, saine et bienveillante.

Voici comment nous pouvons faire cela :

LA COMPASSION

La bioéconomie devrait catalyser et permettre l’inclusion sociale. Nous devons accélérer le transfert de connaissances et la formation et investir dans des technologies et des modèles économiques disruptifs qui rendent les bioproduits et services hautement accessibles et abordables pour les plus démunis et contribuent à l’autonomisation économique des femmes.

Par exemple, dans les zones rurales de l’Inde, Husk Power Systems a installé des mini-réseaux électriques alimentés par des déchets agricoles locaux, tels que des balles de riz et des rafles de maïs. Chaque mini-réseau dessert 300 clients et offre une énergie propre et ininterrompue même aux villageois les plus pauvres qui peuvent se le procurer avec un micro-paiement avec leur téléphone portable.

La Fondation Rockefeller a lancé Smart Power India pour installer des mini-réseaux comme ceux de Husk dans 1000 villages indiens. Ceux-ci alimenteront les centres de formation professionnelle et les PMEs qui peuvent former et employer des femmes et des jeunes pauvres et libérer l’esprit entrepreneurial dans les villages, ce qui pourrait avoir un impact potentiel sur un million de vies.

L’INGÉNIOSITÉ

La ministre allemande de l’éducation et de la recherche, Anja Karliczek, a déclaré: « La bioéconomie n’est pas un concept facile à vendre. Elle ne va pas se matérialiser toute seule. Elle ne peut pas non plus être décrétée d’en haut. C’est un processus de transition sociétale qui aura besoin de temps. » Mais nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Nous devons accélérer la transition vers une bioéconomie en impliquant activement tous les citoyens dans sa co-création.

En plus de financer de grands projets de R & D en biotechnologie, les gouvernements doivent également investir dans des plateformes citoyennes pour soutenir la recherche participative. Ces plateformes permettront aux Makers inventifs d’utiliser leur ingéniosité collective et leurs outils de bricolage pour co-construire une bioéconomie inclusive du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Les collèges et les lycées peuvent transformer leurs élèves en jeunes inventeurs en leur donnant accès à des laboratoires communautaires ouverts comme La Paillasse et à des outils de R & D peu coûteux tels que le microscope à 1 dollar et la centrifugeuse en papier de 20 centimes développés par le Professeur Manu Prakash de Stanford. Les étudiants des pays riches et pauvres pourraient faire équipe pour co-créer des solutions écologiques pour le changement climatique.

LA SAGESSE

Jusqu’à présent, nous avons identifié moins de 15% des 8,7 millions d’espèces sur Terre. Malheureusement, nous n’en apprendrons jamais beaucoup sur les 86% restants, car la moitié d’entre eux pourrait disparaître d’ici 2050. Conversion des écosystèmes naturels (prairies, forêts, zones humides) en terres agricoles, déforestation, surpopulation, développement urbain rapide, et la pollution accélèrent la perte de biodiversité.

La Terre a 4,5 milliards d’années. Les humains modernes sont apparus il y a seulement 200 000 ans. Nous devons apprendre humblement et rapidement de la grande résilience du monde naturel et de sa grande sagesse pour trouver des moyens novateurs qui permettront à 10 milliards de personnes sur Terre de produire, consommer et vivre durablement d’ici 2050.

Dr. Ameenah Gurib-Fakim, scientifique de la biodiversité et ancienne présidente de L’île Maurice, croit que l’incroyable variété d’espèces végétales africaines possède de puissantes propriétés médicinales et détient la clé de l’avenir de l’alimentation pour toute l’humanité. Nous devons chérir, étudier et maintenir cette riche biodiversité car notre survie en dépend.

La bioéconomie pourrait même régénérer la biodiversité: Une équipe dirigée par le professeur George Church, généticien à Harvard, prévoit de créer un hybride mammouth-éléphant asiatique et de l’amener dans l’Arctique afin d’éviter la décongélation de la toundra, qui pourrait aggraver le réchauffement climatique. Ces hybrides pourraient également aider à préserver les éléphants d’Asie très menacés.

L’UNITÉ

Nous ne pouvons plus considérer la nature comme quelque chose « là-bas », qui doit être soit exploitée ou protégée. Nous devons réaliser consciemment que nous sommes la nature et que la nature est nous. Notre perspective et nos actions doivent incarner cette conscience intégrale que la nature et nous sommes essentiellement Un.

En particulier, les sociétés axées sur le profit, qui entretiennent depuis longtemps une relation antagoniste “business vs. nature” (l’entreprise contre la nature) avec l’environnement, doivent apprendre à penser, sentir et agir comme la nature. Les entreprises doivent évoluer vers ce que j’appelle « business as nature » (l’entreprise comme la nature).

Plus précisément, les entreprises doivent désapprendre leurs instincts égoïstes et compétitifs et faire preuve de générosité et de coopération, deux qualités inspirantes que Suzanne Simard, professeure d’écologie forestière à l’Université de la Colombie-Britannique, a découvertes dans la nature. Les entreprises peuvent émuler Interface, le plus grand fabricant de moquette modulaire au monde, qui construit une « usine comme une forêt ». Cette usine offre gratuitement aux communautés locales de nombreux « services écosystémiques »—séquestration du carbone, air pur, eau potable, et recyclage des nutriments—qui étaient fournis auparavant par l’écosystème local que l’usine remplace.

Mahatma Gandhi avait dit: « Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. » Nos systèmes socio-économiques gourmands épuisent les ressources naturelles et polluent notre atmosphère et nos océans si rapidement que la Terre cessera d’ici la fin du siècle d’être hospitalier pour l’espèce humaine.

Si nous voulons survivre et prospérer, nous avons besoin d’un changement radical de conscience. Nous devons apprendre à apprécier la qualité de vie plutôt que la quantité dans la vie. Nous devons nous aider les uns les autres à améliorer notre bien-être matériel, émotionnel et spirituel et à atteindre notre plein potentiel. Utilisons notre compassion, notre ingéniosité, notre sagesse et notre sens de l’unité avec la nature pour co-créer une bioéconomie consciente.

Cet article a originellement été publié sur Fast Company: https://www.fastcompany.com/40587024/before-we-reinvent-the-economy-we-must-reinvent-ourselves

Les youtubeurs unissent leurs forces pour protéger l’environnement

62 vidéastes vont mettre en ligne, du 15 novembre au 15 décembre, des films pour encourager leurs abonnés à changer leurs habitudes afin de protéger la nature.

Certains abandons peuvent réveiller des consciences. Un départ déclenche parfois de nombreuses arrivées. Emmanuel Macron ne se doutait probablement pas que la démission surprise de Nicolas Hulot de son gouvernement, le 28 août, allait inciter des stars de YouTube à se mobiliser pour déclencher une campagne visant à encourager leurs « followers » à adopter des gestes visant à protéger l’environnement.

Ce mouvement, baptisé « On est prêt ! », réunit 62 vidéastes bien connus des surfeurs de la Toile. Parmi eux figurent, fort logiquement, des influenceurs connus pour leur engagement en faveur de l’écologie comme Professeur Feuillage, Nicolas Meyrieux, Et tout le monde s’en fout, Max Bird et Le Biais Vert mais on trouve aussi des youtubeurs plus connus pour leurs frasques ou leurs « tutos » légers comme Norman, Jhon Rachid, Natoo ou EnjoyPhoenix. Pendant un mois, du 15 novembre au 15 décembre, ces vidéastes se filmeront chaque jour en train de relever un défi sensé protéger la nature. Ces volontaires formeront trois équipes : il y aura ceux qui changeront leur alimentation, ceux qui cesseront d’utiliser du plastique et ceux qui laisseront leur voiture au parking.

Des youtubeurs montrent l’exemple
Plusieurs influenceurs ont déjà modifié certaines de leurs habitudes. El Hadj, qui réunit 1,3 million d’abonnés sur Instagram, a arrêté de manger des steaks, des saucisses et du poulet rôti. Eviter la viande, réduire ses déchets ou faire appel à une banque qui ne finance pas les projets fossiles, baisser le chauffage : les solutions existent pour sauvegarder notre planète. « Imaginez la chance qu’on a », explique Natoo qui possède 4,6 millions de fidèles sur son compte YouTube « On est la génération qui peut changer le monde ».

Les études montrent qu’un mouvement réunissant 3,5% de la population d’un pays peut faire basculer un système en place. Cette proportion représente 2,5 millions de personnes en France soit une goutte dans l’océan des « fans » des 62 vidéastes rassemblés autour de la bannière « On est prêt ! ». Norman compte, à lui seul, près de 11,1 millions d’abonnés, EnjoyPhoenix est suivie par 3,4 millions d’internautes et certaines vidéos de Jhon Rachid ont été visionnées plus de 5 millions de fois. Cette campagne n’est pas la première à tenter de raviver la « flamme écolo » qui sommeille en nous.

Cette initiative n’est pas la première en date
Il y a tout juste un mois, dix-neuf youtubeurs ont cherché à encourager les internautes à participer aux marches pour le climat qui ont été organisées dans toute la France le 13 octobre. Leur vidéo, intitulée « Il est encore temps », a été visionnée plus de 232000 fois et « likée » à 24000 reprises. Plusieurs milliers de personnes ont répondu à cet appel en battant le pavé dans 80 villes dans l’hexagone. Un succès après la forte mobilisation du 8 septembre qui avait rassemblé 50000 manifestations à Paris d’après les organisateurs et 18500 selon la police.

Le 4 novembre, McFly et Carlito ont convié leurs quatre millions d’abonnés à participer à leur première « Clean Walk » afin de nettoyer les rues de Paris. La vidéo de leur démarche a déjà été vue près de 2,7 millions de fois sur internet. Les youtubeurs, instagrammeurs et autres influenceurs commencent à s’unir pour la bonne cause. Et dire que certains disent encore que les réseaux sociaux ne servent à rien…

Source INFLUENCIA
http://www.influencia.net

Une eau minérale durable au fond des océans

Ocean52, nouvelle marque, reverse 52% de ses bénéfices à des associations qui œuvrent pour la protection des mers du globe.

Après les bouteilles sans plastique, voici l’eau récupérée au fond de la mer pour la bonne cause… Puisée par 600 mètres de profondeur dans l’Océan Pacifique, Ocean52 se caractérise par sa pureté et par la présence de plus de 70 minéraux et oligoéléments dans ses gouttelettes.

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Une rentrée responsable au bureau

Trier, recycler

Pour limiter la consommation de papier, on imprime uniquement ce qui est nécessaire et si possible en recto-verso. Lorsque c’est pour l’interne, on privilégie le recyclage de papier imprimé d’un côté comme brouillon. La numérisation des archives est également une piste qui peut s’avérer intéressante. Dans la thématique de l’imprimante, penser à recycler les cartouches d’encre. Pour les déchets, organiser les poubelles afin de trier ce qui est recyclable (la poubelle jaune, les cartouches d’encres, le verre, les déchets toxiques et la poubelle ménagère).

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La charte des engagements des annonceurs pour une communication responsable

Partage de signaux positifs en cette fin d’année 2015

Charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable : 8e anniversaire : bilan 2015, actions 2016 et chantiers à venir

 “Promouvoir une communication responsable” est l’une des trois missions de l’Union des annonceurs, qui a ouvert le chantier “Développement durable et communication” fin 2001.

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Les nouveaux modèles de communication basés sur la confiance

La confiance est le moteur de toute économie.

A contrario la méfiance épuise le chef d’entreprise, le consommateur, le citoyen… Or notre société est en panne de confiance avec 72% des consommateurs qui se soucient du manque de leaders de confiance dans le monde (The New Consumer and the Sharing Economy – étude réalisée dans 29 pays – 10 000 interviewés).

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