Tout changement est un deuil

Le processus de deuil concerne toutes les pertes vécues au cours de la vie. Cela peut être un changement de poste, un changement de chef, un changement d’organisation, un licenciement, un départ en retraite, un divorce, une séparation, un déménagement (perso ou pro), la perte d’un objet à valeur sentimentale, la perte d’un proche, mais c’est aussi les grands passages de la vie, comme le passage de l’enfance à l’adolescence, le départ des enfants pour faire leur vie…

La liste est longue et il faut avouer que cela nous renvoie au fait que notre vie est une succession de changements, de cycles, voulus ou non, qui constituent des deuils. Il est donc essentiel de pouvoir vivre le processus qui permet de retrouver de l’énergie nécessaire pour avancer, se remettre en mouvement, rester dans la vie, sans vouloir aller trop vite…

Le Dr Kübler Ross a mis en évidence les étapes du deuil via une courbe (photo). La « courbe du deuil » est le processus naturel par lequel passe la personne qui fait face à un changement soudain dans son quotidien professionnel, et/ ou personnel. Pour que ce processus se fasse, l’accueil des émotions est essentiel ; c’est uniquement en acceptant de vivre ses émotions que la personne traversera les étapes et pourra accéder à une nouvelle énergie. Il n’est pas si facile de vivre ces émotions, d’autant qu’elles sont inconfortables, voire très difficiles en phase descendante surtout, et que la personne peut avoir tendance à les bloquer, à les éviter.

En connaître les phases permet de comprendre les résistances et de détecter les signaux, utiles pour les proches, ou accompagnants. Cette courbe n’est pas linéaire, la personne fait des allers et retours entre les différentes émotions, les différentes étapes. Le temps nécessaire est le temps intérieur de la personne. Il n’y a pas de durée type, le processus sera différent pour chacun, en fonction de son histoire, du type de perte, si elle est accompagnée ou non…Parfois un deuil qui peut sembler « léger » peut s’avérer « très lourd » ; cela peut dépendre des deuils précédents que la personne n’aura peut-être pas faits, auquel cas un deuil peut en raviver un ou plusieurs autres…. Parfois, un jour à l’issue d’un nouvel événement anodin, il peut se produire un effondrement, une réaction de type burn-out, dépression etc…Une vigilance sur ce sujet est conseillée surtout lorsque l’on est manager.

Les professionnels de l’accompagnement que nous sommes peuvent vous aider à gérer le changement, en respectant les besoins des collaborateurs.

Se préparer pour vivre une bonne rentrée

L’été a été chaud et la rentrée l’est aussi ! Le soleil et ses chaleurs peuvent encore être présents début septembre alors pourquoi ne pas en profiter pour démarrer la rentrée en douceur en commençant sa journée par une salutation au soleil qui met de bonne humeur en allant au travail.

Puis, conserver ce soleil pour saluer avec le sourire tous les collaborateurs croisés, de l’hôtesse d’accueil, en passant par votre chef, l’homme de ménage ou encore votre collègue antipathique. Le sourire a un effet magique, alors il serait dommage de s’en priver, d’autant qu’allié à un reste de bronzage, il peut vous apporter de belles réactions qui ne manqueront pas de vous mettre en joie. Car vous l’avez surement constaté, les journées qui commencent ainsi sont souvent plus porteuses, plus faciles, plus sympathiques et passent plus vite que lorsque c’est la grisaille et le stress.

Quelques pistes pour ne pas tomber directement dans le stress :

  • Les réunions : limiter le nombre de réunions, (ou leur durée), mieux les préparer, ou proposer une nouvelle manière de fonctionner en fonction des résultats attendus.
  • Les collègues : gérez votre temps et vos relations. Privilégiez les échanges qui vous font du bien, limitez ou évitez ceux qui vous vident de votre énergie, vous agacent… Recadrez et centrez le discours sur le professionnel, sachez décliner diplomatiquement tout ce qui vous éloigne de vos priorités et besoins.
  • Le chef : profitez de la rentrée pour clarifier ses attentes, bien comprendre votre mission, l’organisation, votre cadre d’intervention, les responsabilités de chacun…et émettez vos souhaits, vos envies, projets, besoins. Sans aller jusqu’à poser vos prochains congés, assurez-vous d’une vision sur les prochains mois, vous permettant de vous projeter, et d’anticiper, ce qui peut vous apporter un peu de confort.
  • Le déjeuner : profitez de sortir déjeuner en terrasse, pour prolonger l’effet vacances.
  • Les horaires : n’oubliez pas que ce n’est pas la quantité qui fait le mérite ou la qualité du travail. Un manager doit se réjouir de voir un collaborateur partir tôt si son travail est terminé. Se faire imposer des journées de plus de 8 heures ou les imposer à ses équipes n’est pas responsable et ne permet pas de générer de la performance. Alors pourquoi pas lancer un sujet de réflexion sur l’efficacité et les horaires, et tenter de faire différemment ? Et le télétravail, où en est votre entreprise sur ce sujet ?
  • Ralentir : marcher plus lentement en sentant le sol sous ses pieds, prendre le temps de regarder les gens, de les écouter vraiment, de ne pas répondre aux mails instantanément, de regarder par la fenêtre, de manger en savourant chaque met, de mastiquer jusqu’à rendre les aliments liquides avant de les avaler… Et si vous faisiez le test ?
  • Etre plus présent à chaque chose que vous faites. Chaque geste, chaque action, même celles qui sont automatiques, et si vous faisiez ces choses en conscience, en savourant chaque instant, même les tâches rébarbatives?
  • Respirer. Prendre le temps d’observer sa respiration, plusieurs fois dans la journée, de sentir la différence selon les situations. Juste observer les mouvements de la cage thoracique, des côtes, de l’air qui entre et sort, et si cela peut vous aider, téléchargez une application sur la cohérence cardiaque en cas de stress.
  • Diminuer ou arrêter le sucre. Exit les boissons sucrées, l’alcool, les gâteaux, le sucre dans le café, les plats préparés. Une petite cure d’une semaine peut vous laisser entrevoir les bénéfices sur le système nerveux, l’attention, le système digestif entre autre.
  • La famille : répartissez les rôles et les tâches dédiées aux enfants et à la maison le plus équitablement possible entre parents, responsabilisez les enfants dès le plus jeune âge sur leur participation à la vie quotidienne à la maison, posez des règles que vous aurez co-construites avec eux et n’oubliez pas les sanctions quand les règles ne sont pas respectées…
  • Prendre soin de vous : prévoyez chaque semaine du temps pour vous, pour une ou des activités qui vous font du bien, en dehors de la famille, du couple, des amis ou du travail. Juste pour vous, pour vous ressourcer.

Et si vous êtes en manque d’idée ou avez besoin de coaching, d’accompagnement, appelez-nous!

Sandrine Guenand-Gallienne – 06 62 49 81 94

 

Bien-être au travail et ROI

Je fais partie de ceux qui considèrent que chaque petite chose compte; des massages au bureau, la participation au “Great Place To Work”, une conciergerie … Superficiel ? Saupoudrage ? Insuffisant ? Pas le rôle de l’employeur ? S’acheter une image ? On entend tout cela bien sûr, et chacun a le droit de penser ce qu’il veut, or n’est-ce pas les résultats sur les personnes qui comptent ?

Et si grâce à un massage, un collaborateur découvre ce que peut lui apporter la détente par le corps, faire une belle rencontre, et être amené à se questionner sur l’intérêt de prendre soin de lui, et bien cela vaut la peine. Et quand bien même cela représente juste une pause, un moment “out of the box”, où est le mal ? Au pire grâce à cette respiration, il se sera changé les idées, et abordera plus sereinement le reste de sa journée.

Certes, proposer des actions pour permettre aux salariés de mieux travailler, de pouvoir prendre du recul sur les situations, de progresser dans leur management, de développer les softs skills, de donner du sens à leur travail, de mieux communiquer, de réfléchir à comment améliorer leurs conditions, c’est certainement mieux, plus performant, mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, et il ne faut pas oublier d’où nous venons.

L’entreprise est un système qui avance à son rythme, en fonction de sa culture, son histoire, de ses contraintes et de ses “hommes”. L’essentiel est de noter les intentions, voir les progrès, de commencer quelque chose. Alors oui, j’ai envie de reconnaitre et d’encourager les progrès dans ce sens, car les entreprises n’ont pas la responsabilité de rendre les collaborateurs heureux, mais celle de préserver, respecter, prendre soin des collaborateurs, et de leur offrir le meilleur pour qu’ils puissent donner le meilleur. Ce capital humain est la principale ressource pour obtenir de la performance. Les entreprises libérées l’ont bien compris.

Bravo à toutes les initiatives quelles qu’elles soient, car elles montrent que les prises de conscience sont là, elles ouvrent la voie, permettent de faire du « test and learn » sur un aspect qui, comme toute action est mesurable, en prenant le soin de savoir pourquoi on fait les choses, quels objectifs on a, ce que l’on veut mesurer. Nos consultants en accompagnement du changement et QVT peuvent vous accompagner dans ce travail, qui mérite de passer du temps à se poser les bonnes questions pour élaborer une stratégie efficace et porteuse de sens.

Burn-out, effet de mode ou maladie professionnelle ?

Qu’est-ce que le Burn-out ?

Parmi les nombreuses définitions du Burn-out ou «syndrome d’épuisement professionnel», Mars-Lab, cabinet spécialisé dans la prévention des risques sociaux et l’optimisation de la performance sociale, retient celle-ci : « Le Burn-out est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes».

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Entreprise libérée, une réponse au désengagement ?

Seulement 11% des salariés iraient au travail de bon cœur contre 61% uniquement intéressés par le salaire.

Quant aux 28% restants, ils seraient complètement désengagés*
11% des salariés sont donc “heureux” de se rendre au travail, et c’est bien peu lorsque l’on considère que nous passons à minima 35 heures de notre semaine sur notre lieu de travail.

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Sortir de la cour de récré en entreprise

L’analyse transactionnelle au service du management

La grille de lecture de l’analyse transactionnelle est d’une aide efficace dans la lecture des relations au sein de l’entreprise. Rien qu’en partant des 3 états du moi d’Eric Berne, il est possible de comprendre les mécanismes qui peuvent entraver un bon fonctionnement relationnel : le “parent normatif” ou “parents nourricier”, “l’adulte”, “l’enfant rebelle” ou “l’enfant soumis”.

En effet, lorsqu’un manager ou un responsable hiérarchique endosse le rôle, l’attitude du parent normatif (par exemple, exigences, conseils, ordres, ou encore dire à chacun ce qu’il doit faire et comment le faire, en mettant la pression, sans donner de sens ni de vision), il invite ses partenaires à prendre le rôle d’enfant soumis ou rebelle. En effet, si en face de lui, la personne n’a pas la capacité à se mettre en position “adulte” et à inviter son interlocuteur dans ce rôle adulte (assertivité, recul, réflexion, questionnement, compréhension des attentes, enjeux etc), elle risque fort de se mettre soit en position d’enfant soumis (pas ou peu de prise d’initiative, exécution des tâches sans réfléchir, désengagement, fautes d’attention… ), soit d’enfant rebelle (mauvais esprit, désengagement, sabotage, agression…)

Ainsi, comme le prône le concept d’entreprise libérée, l’efficacité, la performance, la fluidité relationnelle, viennent du fait que les salariés sont respectés, considérés en égaux vis à vis des dirigeants, engagés, responsables de leur travail, avec une possibilité de parole libérée, partageant la vision de l’entreprise, avec des managers qui leur disent pourquoi ils doivent travailler et non pas comment.

Cela implique que les managers comme les subordonnés soient dans une posture « adulte », et qu’à aucun moment il n’y ait de chefs « parents normatifs » ; ainsi, plus « d’enfants » et donc fini les comportements « de cour d’école » qui pourrissent la vie de l’entreprise !

Cependant ce n’est pas si simple, car quand bien même ces mécanismes sont identifiables, agir pour changer les choses n’est pas toujours aisé, d’autant que ces comportements sont souvent ancrés dans les histoires personnelles de chacun, peuvent remonter à l’enfance et aux schémas familiaux.

En effet, cette posture « adulte » peut être pour certains difficile à mettre en œuvre et nécessiter un accompagnement individuel pour pouvoir changer !

Bureaux nomades et environnement de travail dynamique

Nouveaux espaces de bureau et nouvelle manière de travailler

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Les environnements de travail dynamiques ou bureaux nomades sont à la mode, et pour cause, ce nouveau concept permet aux entreprises d’optimiser les surfaces de bureaux, et donc de faire des économies de loyers.

Basée sur des études d’occupation des bureaux qui attestent d’un taux moyen d’occupation en France de 65 à 70%, l’approche de bureaux non attribués permet en effet d’optimiser ce taux d’occupation.

Au delà de cette donnée chiffrée, l’environnement de travail dynamique permet la mise en place de nouvelles manières de travailler, car il suppose que chaque individu dans la société est logé à la même enseigne : en effet plus de bureaux pour les patrons ou les managers, uniquement des « bulles », réservées à des usages nécessitant la confidentialité. Cela permet également de favoriser les échanges entre les individus, les équipes et le mode projet collaboratif, avec des typologies de postes adaptées selon les tâches à effectuer.

Autre caractéristique : il est possible de travailler dans tous les lieux des bâtiments, de la cafétéria, en passant par la terrasse ou l’espace bibliothèque car le wi-fi est partout.

Chaque collaborateur se balade donc avec son ordinateur et peut se connecter partout. Exit les affaires personnelles, les papiers qui trainent car il existe également une logique d’économie et de recyclage derrière ces approches : centralisation des imprimantes, numérisation des archives, recyclage du papier etc. Ces nouveaux bureaux sont souvent accompagnés d’espaces de détente, et prévoient logiquement des espaces calmes voire silencieux et des espaces pour les échanges. Les règles d’usage des bulles, du téléphone et le savoir vivre des collaborateurs restent des enjeux considérables pour le succès de ces nouveaux bureaux.

Il n’en reste pas moins que pour les collaborateurs qui ne sortent pas de la Fac, il s’agit de faire le deuil du traditionnel bureau et tout ce qui y est attaché émotionnellement et culturellement (statut, intimité, confort, etc) ; de tels changements peuvent être très violents et nécessitent à ce titre un accompagnement humain. Il va sans dire que ces changements devraient évidemment s’inscrire dans une stratégie, une vision d’entreprise sur une évolution de l’organisation et les objectifs et bénéfices attendus.

Avantages : favorise les économies d’énergie, de loyer, la collaboration, les échanges, l’ouverture entre les services, la possibilité de ne pas subir en permanence ses collègues, ou d’être seul dans un bureau, le télétravail, de beaux bureaux neufs avec des fonctionnalités permettant plus d’ergonomie …

Inconvénients : nécessité que tout le monde « joue le jeu », nécessité de pouvoir disposer de suffisamment d’espaces pour retrouver de l’intimité, de la confidentialité, nécessité de faire le deuil du bureau, d’avoir suffisamment d’espaces communs pour accueillir tout le monde Le jour où il y a une réunion avec tous les collaborateurs !

Points de vigilance : rattachement à un projet sur l’organisation, compréhension et appropriation par l’ensemble des collaborateurs, accompagnement des règles de vie, considération de la nouvelle loi sur les ondes éléctromagnétiques (décret du 6/8/16 – les salariés devront être informés des risques et les lieux de travail où ils sont susceptibles d’être exposés “à des niveaux de champs électromagnétiques dépassant les valeurs” devront leur être signalés, voir leur accès être limité)… Pour aller plus loin : https://www.franceinter.fr/societe/les-entreprises-vont-devoir-proteger-les-salaries-des-ondes-electromagnetiques

Nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans une démarche de nouveaux modes de travail accompagnés de nouveaux environnements de travail.

Le droit à la déconnection

Le droit à la déconnexion instauré dans le code du travail est effectif depuis janvier 2017

Avec les progrès du numérique, le travail évolue ainsi que les comportements. Ce qui est sûr c’est que si les entreprises ne sont pas vigilantes, les conséquences d’un usage sans limite des outils numériques peuvent être graves pour la santé des salariés et par répercussion pour les entreprises.

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crédit photo : 123rf.com/trueffelpix

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Le codéveloppement managérial

Le co-développement professionnel se pratique avec de petits groupes

De petits groupes de managers qui vont vivre une série de rencontres d’une demi-journée, avec un animateur, formé à la méthode, dans la durée sur plusieurs mois. L’animateur n’est pas là pour animer une formation ni pour faire des apports, mais pour faire découvrir la méthode et pour lancer le groupe dans une dynamique de progrès continu.

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Leadership au féminin, même dans la com c’est pas gagné

Article de l’ADN du 28/08/2017

A  l’occasion des prochaines rencontres de l’UDECAM* le 7 septembre 2017 sur le thème du féminin, Florence Trouche, Directrice commerciale chez Facebook France, fait le point sur les inégalités encore trop présentes dans nos métiers – et les autres…

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